La structure des mots kikongo repose sur trois réflexes : lire les transformations sonores, placer le ton principal et garder les syllabes ouvertes.
- Euphonie : certains contacts de sons se transforment pour faciliter la prononciation, comme l + i → di.
- Groupes nasalisés : le préfixe nominal n forme des groupes comme mb, mf, mp, mv, nd, mm ou ngi.
- Diacritiques : ils signalent le ton, la longueur ou l'intonation d'une syllabe.
- Tons : [mbà], [mbä], [mbá], [mbâ] et [mba] servent de repères de lecture.
- Syllabes : les mots kikongo se découpent en unités ouvertes, terminées par une voyelle.
- Emprunts : les mots étrangers sont adaptés, par exemple avec r → l et une voyelle finale.
À retenir
- kôka se lit [kooka] et se distingue de koka.
- mb n'est pas m'b.
- n n'a pas la même valeur que le préfixe élidé n'.
- Dans les emprunts, l'accent aigu se place généralement sur l'avant-dernière syllabe.
La suite du cours peut maintenant aborder les classes nominales : les préfixes ont été rencontrés comme sons et comme formes, avant d'être étudiés grammaticalement.
