-
-
ku tima = creuser
-
ku mana = finir, terminer
-
ku sikama = s'accrocher
-
ku nunga = vaincre, triompher, etc.
-
ku siama = se fortifier, se consolider, être fort, s'endurcir, etc.
-
ku yoya = se décourager, renoncer, cesser toute résistance, s'affaiblir, etc.
-
ku tatama = accrocher à, se coller à, se tenir ferme
-
ku tatamana = être ferme, tenir bon, s'attacher à, ne pas renoncer à, etc.
-
ku zukula = découvrir, trouver, apercevoir, etc.
-
ku zangula = élever, hausser, soulever, etc.
-
ku zanguka = s'élever, se hausser, se soulever, etc.
-
ku zinga = vivre
-
ku zingila = vivre longtemps, perdurer, rester longtemps, etc.
-
ku mana = finir, terminer, mettre fin, etc.
-
kizoba - bizoba = ignorant-s, imbécile-s
-
lusansu - tusansu = culture-s, tradition-s, etc.
-
ndumba - zindumba = jeune-s femme-s, vierge-s, jeune femme célibataire, etc.
-
toko - matoko = jeune-s homme-s, beau-x gosse-s, etc.
L'application open source lexikongo.fr est conçue entre autres, pour servir de support lexique à ce cours. Tout le monde peut contribuer à l'enrichir.
-
-
Les temps futurs désignent les différentes formes verbales qui expriment des actions ou des états à venir. La conjugaison des temps futurs en Kikongo est la plus simple comparée à la conjugaison des temps du présent et à la conjugaison des temps du passé.
Nous distingons deux différents groupes des temps futurs en Kikongo qui sont:
Les temps futurs rapprochés
Les temps futurs éloignés
Ces groupes des temps futurs peuvent être subdivisés chacun en deux sous-groupes différents.
Nous avons donc deux temps distincts du futur rapproché et deux temps futurs éloigné.Les temps futurs rapprochés
Les deux temps futurs rapprochés sont:
Le futur rapproché prévisionnel
Le futur rapproché prévisionnel est utilisé pour exprimer des actions ou événements que le locuteur anticipe ou espère voir se réaliser dans un avenir proche. Ce temps reflète une intention ou une prévision, souvent avec une certaine incertitude.
Par exemple dans la phrase: tu vas réussir, si tu travailles, on exprime une anticipation conditionnelle liée à l'effort fourni.Le futur rapproché certain
Le futur rapproché certain, quant à lui, exprime des actions qui sont non seulement prévues, mais également considérées comme sûres et inévitables. Ce temps verbal met l'accent sur la certitude de l'événement à venir, éliminant tout doute ou spéculation. L'utilisation de ce futur signale au destinataire que l'action ou l'événement mentionné est pratiquement certain de se produire dans un avenir proche.
Les temps futurs éloignés
Les deux temps futurs éloignés sont:
Le futur éloigné prévisonnel
Ce genre de futur éloigné est utilisé pour exprimer des actions ou événements que le locuteur anticipe ou espère voir se réaliser dans un avenir, sans grande certitude
Le futur éloigné certain
Ctte forme de futur éloigné, quant à lui, exprime des actions qui sont prévues et considérées comme sûres et inévitables dans le futur.
Voyons en détail comment se conjuguent les temps futurs.
-
Comme leur nom l'indique, ces deux genres de futur rapproché se distinguent l'un de l'autre, par primo par la notion de prévision contenue dans le futur rapproché prévisionnel, segundo par la notion de certitude que véhicule le futur rapproché certain
-
Le futur rapproché prévisionnel
Il se conjugue par l'emploi du préfexe pronominal sujet suivi de l'infinitif du verbe.
La conjugaison suit le schéma suivant:préfixe pronominal + infinitif verbal
Admettons que le sujet de la conjugaison suivante prévoit, ou souhaite réaliser une action, dans quelques mois.
On pourrait être tenté d'employer par exemple:
isala = je vais travailler
Cependant comme nous le savons désormais, en kikongo on ne commence pas une phrase, ni par un préfixe pronominal sujet ni par un préfixe nominal relatif.
Dans le cas où le substantif n'est pas employé comme ci-dessus, on déclare le verbe à l'infinif d'abord avant de le conjuguer.
infinitif + préfixe pronominal + infinitif
Les conjugaisons ci-après sont grammaticalement correctes.
-
sala, isala = je vais travailler
-
tunga, utunga = tu vas construire
zola, kazola = elle va aimer
zola, wuzola = elle va vouloir
sola, tusola = nous allons choisir
-
kuna, lukuna = vous allez semer
-
sana, basana = ils vont peigner
Afin de bien comprendre. Prenons le verbe tunga = construire, bâtir
Pour conjuguer ce verbe, il faut en kikongo spécifier le substantif sur lequel se porte l'action, c'est-à-dire, il faut préciser ce que l'on construit ou bâtit. Autrement dit, on commence la phrase par le complément d'objet direct ou indirect.-
nzo, itunga = je vais construire une maison
-
nzila, batunga = ils vont construire une route
Imaginons un dialogue entre deux sujets. Le premier interroge le second sur ce qu'il va faire.
-
- nga nki usa ? = Que vas tu faire?
-
- tanga, itanga = je vais lire
Dans ce cas, le sujet qui répond à l'interrogation, ne précise pas ce qu'il va lire. Il commence donc sa réponse par l'infinitif du verbe, car la réponse itanga est imcomplète.
Imaginons le même dialogue, mais cette fois-ci avec la précision de ce qui sera lu par le second sujet.
- nga nki usa ? = Que vas-tu faire?
-
- mukanda itanga = je vais lire une lettre
-
-
Le futur rapproché certain
Le futur rapproché certain indique les actions qui vont se dérouler dans un futur relativement proche et dont on est certain qu'elles vont se produire. Il se distingue du premier par la certitude que l'action aura bien lieu.
Ici nous ne sommes plus dans un futur prévisionnel. On se trouve dans la phase après la planification de l'action. Désormais l'on sait que cette action va se déouler.
Conjugons quelques verbes au futur rapproché certain. Gardons à l'esprit que les sujets de la conjugaison sont certains que les actions se dérouleront, dans un futur relativement proche.
Cette conjugaison se construit en commençant par la particule si, ou vo dans certaines régions, ou encore mbo qui est la forme contractée de mboko = ensuite. Cela suivi du préfixe pronominal sujet ou du préfixe nominal relatif. La conjugaison se termine par l'infinitif du verbe.
La conjugaison suit le schéma suivant:si + préfixe + infinitif
-
Manu, si ikuela = je vais épouser Manu, en juillet
-
sala, si usala = tu vas travailler
-
tatamana, si katatamana = elle va tenir bon
-
nunga, si tununga = nous allons vaincre
-
sikama, si lusikama = vous allez accrocher
-
siama, si basiama = elles vont être fortes
-
Toutefois, il existe une autre manière de conjuguer le futur rapproché. On emploie le verbe être au présent suivi de l'infinitif du verbe. Cette forme ressemble beaucoup à la deuxième forme du présent continuatif que nous étudierons dans une leçon prochaine intitulée: Les temps présents du kikongo
Cette conjugaison suit le schéma suivant:verbe être au présent + infinitif
Reprenons le verbe sala. Conjugons-le au futur rapproché certain en utilisant le verbe être
-
vioka, ngina vioka = je vais passer
-
telama, una telama = tu vas te lever
-
sea, kana sea = il va rire
-
tanga, tuna tanga = nous allons lire
-
longoka, luna longoka = vous allez étudier
-
sala, bana sala = ils vont travailler
-
-
Comme énoncé ci-dessus les futurs éloignés sont:
Le futur éloigné prévisionnel
Ce futur éloigné exprime des actions qui se dérouleront dans le futur sans certitude.
Le futur éloigné certain
On emploie ce genre de futur éloigné pour exprimer des actions futures avec une certitude accrue par rapport au futur éloigné prévisionnel.
Ici éloigné ne veut pas dire forcément lointain.
-
Le futur éloigné prévisionnel
C'est un temps du futur employé pour déclarer ses actions qui vont se dérouler dans le futur sans la notion de certitude.
C'est l'idée véhiculée par la phrase française:
Je travaillerai, un jour peut être dans le numérique.Le futur éloigné prévisionnel se construit avec le préfixe pronominal, suivi de la particule génitive a prononcé sur ton majeur et se termine par l'infinitif du verbe.
La conjugaison suit le schéma suivant:préfixe + a + infinitif
Conjugons quelques verbes au futur prévisionnel éloigné
-
À la première personne du singulier, on emploie le préfixe pronominal sujet n ou i
sala, nasala = je travaillerai peut être demain
kanga, iakanga = je fermerai un jour peut être à la banque du Kongo
kanga, yakanga = je fermerai peut être demain
Dans ce cas si, la semi-voyelle y est employée à la place du i, afin d'éviter le diphtongue "ia". C'est l'une des deux exceptions de ce cours énoncées dans la leçon L'alphabet du kikongo et la structure des mots et des sons -
sala uasala = tu travailleras un jour peut être à la banque du Kongo
sala, wasala = tu travailleras un jour peut être à la banque du Kongo
Ici aussi, la semi-voyelle w est employée à la place du u, afin d'éviter le diphtongue "ua". C'est la deuxième exception dont nous avons parlé. Libre à chacun de l'employer ou non. Dans ce cours nous suivons la logique grammaticale du kikongo, et préférons employer:
sala, uasala = tu travailleras un jour peut être à la banque du Kongo
-
tanga kaatanga = il travaillera peut être demain matin
-
sola, tuasola = nous choisirons
-
tunga, luatunga = vous travaillerez, peut être demain
-
zola, baazola = elles aimeront, peut-être demain
-
Le futur éloigné certain
Ce futur ajoute une dimension de certitude par rapport au précédent. Pour construire cette conjugaison, nous utilisons, comme dans le futur rapproché certain, la particule si, ou vo ou encore mbo, qui est la forme contractée de:
mboko = ensuite.À cela, on ajoute le préfixe pronominal sujet suivi de la particule génitive a, prononcée sur un ton majeur.
En gros, le futur éloigné certain se construit en ajoutant la particule si au futur éloigné prévisionnel
C'est l'idée contenue dans la phrase française suivante:je travaillerai lundi matin à 8h. Dans cette phrase, le sujet est sûr de son action.
La conjugaison suit le schéma suivant:si + préfixe a + infinitif verbal
Reprenons le verbe sala et conjugons-le au futur éloigné certain. Gardons à l'esprit que les actions sont sûres d'être exécutées
-
sala, si yasala mbazi = je travaillerai demain
-
vioka, si wavioka = tu passeras, demain
-
muna mbazi, si kaasola = elle choisira après demain
-
koka, vo tuakoka = nous tracterons, demain
-
kooka, si luakooka = vous descendrez la semaine prochaine
-
mbazi mu padi, mbo baasambila = elles prieront demain matin
Dans une conjugaison au futur éloigné certain, le pronom personnel sujet de la première personne est soit i soit n.
-
-
Le futur antérieur est utilisé pour exprimer une action future qui sera achevée avant une autre action future. Il est souvent employé dans des contextes narratifs ou des projections dans le futur.
Exemple : Il fermera la porte lorsque tu auras finiEn Kikongo, pour exprimer le futur antérieur du français, on emploie, une forme de conditionnelle. On emploie l'expression vo ... mana ou bu ... mana ou bua ... mana
Le kikongo emploie la tournure suivante:
lorsque tu seras sorti, il fermera la porte
Le futur antérieur suit le schéma suivant:forme conditionnelle + futur rapproché prévisionnel
Exemples
-
vo imana longoka, idia = lorsque j'aurai fini d'étudier, je mangerai
-
bu umana dia, tukuenda = lorsque tu auras fini de manger, nous partirons
-
vo kamana sala, kavanda = lorsqu'il aura fini de travailler, il se reposera
-
bua tumana boka, bakuiza = lorsqu'on aura appelé, ils viendront
-
vo lumana soneka, lutanga = lorsque vous aurez fini d'écrire, vous lirez
-
vo bamana sakana, bayebela = lorsque vous aurez fini de jouer, ils se laveront
-
ARTICLE
Guide des temps futurs du kikongo
Maîtrisez les temps futurs en kikongo classique grâce à ce guide illustré : conjugaisons, règles simples et lexique pour bien s’exprimer
Contenu
Lecture de l’article.
Capítulos del artículo
Ouvrez un chapitre pour lire. Certains contenus peuvent être restreints.